Balade à la Schueberfouer, la fête foraine du #LUXEMBOURG

C’est un peu sur un coup de tête que j’ai eu envie de vous faire cet article « ambiance », consacré à une des choses que j’adore au Luxembourg : la Schueberfouer, autrement dit la grande fête foraine qui se tient chaque année, fin août, au centre-ville de la capitale. J’ai de plus en plus envie de vous parler du pays dans lequel je vis depuis 5 ans et qui est bien souvent trop peu connu ou noyé sous les clichés… Du coup je me suis dit que cette fête foraine, l’une des plus réputée en Europe, si typique et si chouette, était l’occasion idéale de lancer une petite série d’articles dédiés au Luxembourg.

La Schueberfouer a été fondée en 1340 par Jean l’Aveugle, cette année, la Fouer fête donc sa 677e édition ! Pendant pratiquement 450 ans, jusqu’à la Révolution française, la « Schueberfouer » était seulement un grand marché, auquel se joignit unétait rattaché un marché de bétail, baptisé « Marché de la Saint-Barthélémy ». Située longtemps sur une des plus importantes routes du commerce européen, la « Schueberfouer » avait une grande importance économique. On y vendait des tissus, de la porcelaine et toutes sortes de marchandises…

Au 18e siècle, la « Fouer » commence à se transformer au fur et à mesure en foire d’amusement. On y organise alors des concerts, on y danse, on y pratique des jeux d’adresse… et on y mange ! Aujourd’hui, c’est vraiment devenu le rendez-vous incontournable des Luxembourgeois, qui s’y rejoignent en famille ou entre amis. On y fait la fête jusqu’au bout de la nuit, dans des restaurants où se jouent des concerts, des bars populaires, des buvettes extérieures…

Personnellement, j’adore les ambiances de fête foraine… et à la Schueberfouer, évidemment, je suis servie. Des manèges en tout genre, pour les petits et les grands, pour les courageux et les moins audacieux, pour les prêts à se mouiller et les prêts à frissonner… Mais aussi des étals de marchands qui vendent un peu de tout dans la très fréquentée allée Scheffer et surtout, des stands de gourmandises salées et sucrées.

Impossible de ne pas goûter le traditionnel poisson frit, le « gebakene Fësch » en luxembourgeois, ou les croustillantes galettes de pomme de terre « Gromperekichelcher ». Grillades en tout genre, saucisses du pays comme la Mettwurst, choucroute ou Kniddelen luxembourgeoises ( recette ICI)… difficile de se décider !

Pour le dessert, hormis les traditionnelles sucreries ou barbes à papa, je craque personnellement pour les fruits frais enrobés de chocolat, les gaufres à la chantilly et aux fraises de Jean la Gaufre – personnage incontournable de la Fouer, en photo ci-dessus – les churros ou les poffertjes, des mini pancakes délicieux. Bref, il n’y a que l’embarras du choix pour les gourmands !

A l’heure où vous lirez cet article, la Schueberfouer sera sûrement en train de doucement plier bagage – elle ferme le 11 septembre… mais elle revient bien sûr l’année prochaine. L’occasion peut-être pour vous de venir faire un tour au Luxembourg si vous ne connaissez pas encore ce pays ? Pour rappel, en TGV, c’est à seulement 2h de Paris !

Et vous, êtes-vous adepte des fêtes foraines ? Connaissez-vous celle de Luxembourg ? J’attends vos commentaires ;-)

 

Les Pouilles, le talon de la botte vu du ciel

 

Décollage imminent direction le sud de l’Italie, plus précisément les Pouilles. Une région bien connue des Italiens qui adorent y passer leurs vacances et qui semble également gagner en notoriété dans la liste des dernières destinations en vogue. Après Venise, les Cinque Terre, Florence, Rome, la côte Amalfitaine et la Sicile…  j’ai donc choisi de poursuivre ma découverte de l’Italie tout au sud, dans le talon le la botte, au départ de Bari.

Au programme de ce road trip italien, une petite dizaine de haltes : Ostuni, Polignano al Mare, Monopoli, Alberobello, Lecce, Otranto, Santa Maria di Leuca, Gallipoli…  Mais surtout, des paysages magnifiques, une nature préservée et sauvage, des plages presque dignes de celles sur lesquelles je m’extasiais aux Maldives, des falaises qui tombent à pic dans la mer et des villages de pêcheurs empreints d’authenticité…

Un très bel endroit donc, que j’ai mitraillé avec mon appareil photo : des centaines de clichés que je me réjouissais de partager avec vous… mais que je ne retrouve plus. Drame total, pas moyen de remettre la main sur cette fichue carte photo. Heureusement, il me reste quelques souvenirs immortalisés sur mon téléphone et surtout, j’ai pu récupérer les images de mon amoureux, qui a accepté de partager sur mon blog tous les paysages capturés sur place avec son drone !

J’ai ainsi de superbes images à vous montrer, différentes de ce que je propose habituellement et bien plus spectaculaires je dois dire. Voilà donc un article VOYAGES un peu différent, réalisé à 4 mains… J’attends vos avis en commentaires !

 

Les Pouilles vues du ciel

Vidéo @TheEyeoftheBird / je vous invite d’ailleurs à vous abonner à la toute nouvelle chaîne Youtube ou au compte Instagram de mon amoureux pour voir le monde d’en haut.

 

Les incontournables du voyages

Ostuni

A peine arrivés sur le tarmac de Bari, direction Ostuni, une ville toute blanche et pleine de charme où nous avons logé. Un bon point de départ vous visiter les alentours.

Le bon plan : Osteria del Tempo Perso, un restaurant très joli avec ses murs recouverts de chaux blanche et sa cuisine locale délicieuse / Ciccio in Piazza, le meilleur glacier des Pouilles selon moi, voire de tous ceux que j’ai pu goûter jusqu’à présent !

Polignano al Mare – Monopoli

Nous avons visité Monopoli en fin de journée au début du séjour et nous nous sommes rendus à Polignano pour notre toute dernière nuit, histoire d’être à proximité de l’aéroport. Pour autant, je pense que ces deux endroits peuvent être vus en une journée. Privilégiez Polignano le matin, histoire de voir le soleil se lever sur les falaises et déambulez dans les ruelles de Monopoli à la tombée du jour, à l’heure ou les bonnes odeurs de cuisine émanent des maisons fleuries du centre historique.

Le bon plan : un des plus beaux restaurants du monde, La Grotta Palazzese, se trouve à Polignano al Mare, directement creusé dans la roche des falaises (vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus).

Alberobello

Le village des trullis ! Les trullis sont des petites maisons typiques de la région – vous en verrez un peu partout dans les champs bordant la route – construites en pierres sèches. Cette méthode de construction  sans mortier a été pensée afin que les habitations puissent être démantelées rapidement : une méthode stratégique pour éviter les impôts lors des contrôles !

Le bon plan : pas vraiment d’adresse à recommander car nous n’en avons pas fait l’expérience, mais sachez qu’à Alberobello et dans ses environs, vous pouvez dormir dans d’authentiques trullis.

Lecce

La capitale de la région mais ausi l’une des capitales de l’architecture baroque, peuplée de jolies demeures et monuments construits en pierre calcaire locale, dites pierre de Lecce.

Le bon plan : à partir de Lecce, jusqu’à Otranto et toujours en direction du sud, empruntez la magnifique route côtière qui longe la mer.

Otranto

Une petite ville entourée d’une citadelle qui donne sur une mer toute en transparence. L’endroit parfait pour passer l’après-midi et flâner dans les boutiques de souvenirs qui vous conduiront tout droit à la cathédrale d’Otranto.

Le bon plan : un peu avant Otranto, du côté de Torre Dell’Orso, arrêtez-vous à la Grotta Della Poesia, le temps de piquer une tête dans cette piscine naturelle creusée dans la roche. Le site est spectaculaire.

Santa Maria di Leuca

Village la plus au sud de l’Italie, à la croisée des chemins de la mer Adriatique et de la mer Ionienne, avec vue directe sur l’Albanie… Santa Maria di Leuca est très connue des Italiens, notamment à cause de son phare de 48 m de haut, de ses villas du 18e et 19e siècle et de son ambiance Belle Epoque.

Le bon plan : après avoir profité, depuis les falaises qui vous conduisent à Santa Maria di Leuca, de vues époustouflantes sur une mer sombre et profonde, changement de décor à peine traversé le village. Bienvenue aux Maldives du Salento : le long de la côte jusqu’à Gallipoli, des plages au sable fin bordées par une mer turquoise s’offfriront à vous.

Gallipoli

Galli/poli signifie belle ville en grec… Et en effet, le centre historique a conservé ses attributs de merveilleux petit village de pêcheurs préservé du tourisme. Dans les ruelles typiques, de vieux pêcheurs tressent encore de leurs mains frippées les traditionnels paniers de pêche qui servent aujourd’hui encore à l’attrapage des poissons.

Le bon plan : le Relais Corte Palmieri, un très bel hôtel installé dans un petit regroupement de maisons historiques au coeur de la vieille ville, à mi-chemin entre les luxueuses demeures grecques et le riad marocain. Si la plage de la vieille ville est tout à fait charmante, allez faire un tour juste en face, sur la plage paradisiaque bordée de pins de Torre Del Pizzo.

La cuisine des Pouilles

Les Pouilles offrent une grande variété de pâtes courtes, parfois moulées au pouce, dans la rue, comme les fameuses orecchiette, strascinati, fusilli, capunti ou strozzapreti…  servies avec des pousses de brocolis (al cime di rapa) ou accompagnées de poissons et crustacés. La région est également réputée pour ses  produits de boulangerie comme les taralli servis à l’apéritif et faits de pâte à pain non levée, ou encore les panzerotti (des chaussons de pâte à pizza farcis). Impossible de ne pas se laisser tenter par une glace ou une pâtisserie de chez Martinucci, l’enseigne incontournable du sud de la région.

J’espère que ce petit apercu des Pouilles sous toutes leurs coutures vous a plu, si vous souhaitez lire mes autres chroniques de voyages en Italie, RDV dans l’INDEX des voyages.

 

Copenhague : mon city guide « hygge »

Après la Suède, je vous emmène au Danemark, à Copenhague ! Une ville que j’ai « offerte » à mon amoureux, à l’occasion de son anniversaire et dans laquelle nous avons passé quatre superbes journées. Au programme, des visites bien sûr et donc beaucoup de kilomètres à pieds. De la détente également, le « hygge » local oblige…  et des découvertes culinaires évidemment, entre cuisine traditionnelle locale et nouvelle scène gastronomique, nous nous sommes régalés !

Que voir ?

Nihavn : le canal du centre de Copenhague, bordés de maisons colorées. Bref, la photo souvenir typique à aller faire mais surtout, le point de départ idéal pour visiter la ville.

Amalienborg, le Kastellet et la petite Sirène : à deux pas de Nihavn se dresse le Palais de la famille royale du Danemark. Vous pouvez y admirer le dome du Marmorkirken mais aussi la relève de la garde. Un peu plus loin, direction la citadelle Kastellet et sa si belle église St-Alban, où vous croiserez forcément de jeunes mariés. En pénétrant dans la citadelle, vous profiterez d’une jolie balade qui vous conduira tout droit à la (toute) petite Sirène de Copenhague.

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Christianhavn et l’église de Notre-Sauveur : en revenant à Nihavn, passez sur l’autre rive de Copenhague pour découvrir le joli quartier de Christianhavn. Plutôt résidentiel, le coin a des airs de petite Amsterdam… N’oubliez pas d’aller faire un tour à Christinia, autoproclamé ville libre. Entrepôts transformés en galeries d’art, cabanes colorées, scultpures improvisées… ambiance baba cool et vente libre de cannabis, l’endroit m’a un peu fait pensé à Venice Beach et vaut le détour. À la sortie du quartier, vous tomberez sur l’église de Notre-Sauveur, inmanquable avec son escalier externie en colimaçon.

Borgen, Strøget et la Rundetårn : passez à nouveau sur la rive opposée et marchez jusqu’au château de Christiansborg, surnommé « Borgen », le siège du Parlement danois. En poursuivant votre chemin, vous arriverez aux abords de Strøget, la grande artère commerçante de Copenhague qui vous conduira à la Rundetårn. Cette tour de 35 mètres a la particularité de ne pas posséder d’escalier : on la gravit via un couloir en hélice qui vous mène à son sommet, d’où l’on bénéficie d’une chouette vue sur les toits de Copenhague.

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Nørreport, le marché et ses parcs : un joli quartier verdoyant où je vous conseille d’aller dès le matin, histoire de profiter du marché Torvehallerne (lire plus bas) où vous pourrez faire le plein de produits locaux à déguster quelques mètres plus loin, au coeur du Botanisk Have, le jardin botanique de Copenhague, incroyable de par son immense serre dans laquelle je vous invite vivement à aller vous promener. À deux pas de là se trouvent le Statens Museum for Kunst et le château de Rosenborg.

Vesterbro et les jardins de Tivoli : Vesterbro, tout juste derrière la gare centrale, regorge de restaurants sympas et de bars branchés. L’endroit idéal pour passer la soirée (lire plus bas) ! De l’autre côté de la gare, vous trouverez les fameux jardins de Tivoli, un parc d’attractions vintage, connu pour avoir soi-disant inspiré Walt Disney lui-même. Malheureusement, le parc n’ouvre qu’à la mi-avril et nous avons manqué sa réouverture à quelques jours près… Une bonne occasion de revenir!

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Ce que l’on a manqué … mais que j’aurais aimé faire : les Jardins de Tivoli bien sûr, mais également le musée du Design, à proximité d’Amalienborg.

L’escapade à faire : de la gare centrale, prenez le train direction Malmö le temps d’une petite journée. Le voyage ne dure qu’une petite heure et si vous avez envie de traverser les 8 km de pont qui sépare le Danemark de la Suède, ou de goûter aux meatballs suédoises… Foncez !

Où manger ?

Copenhague est une ville très chère… Je vous conseille vraiment de prévoir un bon budget, sous peine d’être frustré, notamment au niveau gastronomique. Autre petite recommandation importante : prévoyez de dîner tôt, les cuisines ferment généralement à 22h.

Le smørrebrod : la tartine danoise par excellence vous est proposée à tous les coins de rue. Du pain de sègle, du saumon, des pommes de terre, des oignons… Rien d’incroyable si ce n’est la présentation assez impressionnante de ces tartines, qui transforme de simples tranches de pain en petits chefs-d’oeuvre !

Les roulés à la cannelle : incontournable au petit-déjeuner, j’en ai mangé bien plus que de raison mais qu,est-ce que c’est bon… Rdv à la pâtisserie la Glace pour en savourer de délicieux.

Torvehallerne : Ce marché couvert consacre un hall au salé, un hall au sucré et regorge de bonnes choses, de poissons crus, de gâteaux délicieux, de charcuteries locales… Rien que d’en reparler j’en ai l’eau à la bouche ! C’est le bon plan idéal pour découvrir la cuisine traditionnelle danoise et les bons produits locaux le temps d’un déjeuner.

La gastronomie nordique : Copenhague est connu pour ses excellents restaurants, notamment le Noma, élu meilleur restaurant du monde bien que désormais fermé. Les bonnes tables sont légions et je ne vous cache que nous nous sommes réellement régalés. Deux adresses au rapport qualité/prix plutôt honnête pour ne citer qu’elles : le Uformel, près de la gare et le Madklubben à Vesterbro.

La street food : Paper Island, juste en face de Nihavn, abrite  un énorme espace dédié à la street food. Cet ancien site industriel dédié au stockage du papier destiné à la presse danoise est aujourd’hui devenu un lieu super relax où vous pourrez vous régaler pour pas trop cher de plats locaux mais aussi de cuisines du monde. Le tout est à dévorer sur de grandes tables en bois parsemées de bougies ou au bord de l’eau, sur des transats installés en plein soleil.

Les anciens abattoirs : Meatpacking district, dans le quartier de Vesterbro, est un endroit plein de jolis restaurants sympas, principalement dédiés à la viande (mais on trouve aussi du poissons, des plats VG, indiens….). L’endroit est très chouette en soirée mais réservez à l’avance, car il y a toujours pas mal de monde !

Shopping et art de vivre « hygge »

Design danois oblige, vous trouverez plein de jolies petites boutiques scandinaves aux 4 coins de Copenhague, en plus des chaînes HAY ou Normann aue j’affectionne tout particulièrement … Couleurs pastels, photophores, papeterie, mode, vaisselle… Le choix ne manque pas et vous pourrez facilement ramener chez vous de quoi recréer l’atmosphère « hygge » si propre au Danemark. Le hygge, c’est quoi? C’est un peu l’équivalent de ce que l’on appelle le cocooning chez nous… Une ambiance cosy, des bougies, des plaids tout doux, du thé ou du chocolat chaud, des pâtisseries, des amis, de la famille, des rires, de l’amour… bref tout ce qu’il faut pour se créer un petit instant de bonheur au chaud : la recette miracle des Danois pour être si heureux paraît-il…

Infos pratiques

Quand partir ? Nous sommes partis début avril, la météo était très agréable. Hormis quelques passages nuageux en matinée,  ciel bleu et grand soleil nous ont permis de déjeuner en terrasse (sans manteau!) et de flâner dans les parcs.

Transport – De l’aéroport de Copenhague, on rejoint très facilement la gare centrale en train – 10 minutes de trajet pour quelques dizaines de couronnes seulement (un peu moins de 10 euros). Sur place, le mieux est de circuler à pieds ou à vélo, comme les locaux.

Où se loger ? Nous avons dormi à deux pas de la gare centrale et du parc Tivoli. Une situation idéale et assez centrale pour tout visiter. Nous étions à 10 minutes de marche de Nyhavn et à 10 minutes à peine de Vesterbro, le quartier parfait pour sortir le soir…

 

Malmö : échappée verte en Suède

Avec les vacances de Pâques et les ponts de mai qui arrivent, peut-être que l’envie de voyager vous titille… Pour ma part, je suis partie en début du mois au Danemark, du côté de Copenhague et j’ai profité de la proximité de la Suède pour y faire une petite escapade d’une journée. Voyages et recettes scandinaves seront donc au menu de ces deux prochaines semaines sur le blog !

De la Suède, je ne connaissais que Stockholm et ses environs, où j’ai été à deux reprises il y a une dizaine d’années. Cette fois, direction le sud et la 3e plus grande ville du pays : Malmö. Malmö se situe au cœur de l’Öresund, région majeure en Scandinavie, symbolisée par le pont qui relie la Suède à Copenhague et plus généralement, au Danemark et à l’Europe.

Sans carte ni guide, nous découvrirons Malmö au feeling.  Arrivés à la gare centrale, nous marchons quelques mètres jusqu’à Stortorget, la grande place de la ville, au centre de laquelle se dresse l’hôtel de ville mais également la statue équestre du roi Karl X Gustav. À quelques pas de là, les terrasses animées de Lilla Torg, petite place bordée de maisons à colombages et de restaurants nous font de l’œil. Nous apprendrons qu’en été, les locaux surnomme cet endroit « La petite Ibiza » tant l’ambiance y est agréable. Malgré le ciel couvert et le léger vent, nous déjeunerons « à la suédoise », autrement dit en extérieur. Les plaids rouges du restaurant La Grappa ainsi que les fameuses swedish meatballs affichées à sa carte auront raison de notre choix.

En début d’après-midi, le soleil perce les nuages et le ciel bleu fait son apparition. Direction le bord de mer en passant par Malmöhus, le château de Malmö,  situé en plein cœur d’un parc verdoyant appelé le Slottsträdgarden.

De là, nous suivons les badauds promenant leurs chiens jusqu’à atteindre Ribersborgsstranden, la plage de sable fin qui borde la Baltique. L’air est vivifiant, la mer calme, nous admirons quelques instants le paysage en profitant du soleil et de la danse des cygnes, le long de l’eau.

Innovations écologiques

Face à la mer, deux vues impressionnantes s’offrent à nous : sur la gauche, au loin, le pont de l’Öresund, long de 8 km, reliant Copenhague à Malmö. Sur la droite, une tour blanche et imposante, inmanquable dans le paysage : la Turning Torso, le plus haut édifice de toute la Scandinavie et la deuxième plus haute tour d’habitation d’Europe. C’est un peu elle qui nous a donné envie de découvrir Malmö. Elle, et le quartier écolo qui l’abrite, baptisé Västra Hamnen.

Il faut savoir que Malmö mise activement sur le développement durable et fait figure de leader mondial dans ce domaine. Ce quartier en est l’exemple le plus représentatif. Doté d’une autosuffisance énergétique totale, Västra Hamnen a vu le jour en 2001 sur un ancien terrain industriel délabré. Avec l’aide de promoteurs immobiliers et d’architectes de renom, la ville y a regroupé le meilleur des projets écologiques du monde entier. Architecture originale, toitures végétalisées, canaux, étangs et espaces verts destinés à préserver la biodiversité… Le quartier bénéficie d’un système de pompage et de circulation de l’eau souterraine, qui est ensuite chauffée ou utilisée comme système de refroidissement, ce qui permet de combler à 85 % les besoins en chauffage, le reste étant assuré par des panneaux solaires et des éoliennes (plus d’infos ici). La gestion des déchets et des eaux usées y est également intégrée. Bref, la promenade au sein de Västra Hamnen vaut le détour, d’autant que l’ambiance y est très agréable surtout le long de la mer, où les habitants du quartier, principalement des jeunes familles suédoises, viennent flâner et savourer des pâtisseries suédoises.

Symbole même du lieu, la fameuse « Turning Torso » de l’architecte espagnol Santiago Calatrava qui m’avait tant intriguée se dresse bientôt devant nous. Cet édifice composé de neuf cubes imbriqués en spirale, culmine à 190 mètres. Très impressionnant, surtout quand on pense que les derniers étages sont des logements, les premiers étant réservés pour des bureaux.

Avant de quitter Malmö, nous faisons un dernier détour par le Kungsparken Slottsparken, l’un des plus grands skatepark de toute la Scandinavie, situé à quelques mètres à peine de la Turning Torso et à une dizaine de minutes de la gare, où nous reprendrons un train direction Copenhague.

Saveurs d’Israël

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La découverte d’un pays est souvent précédée des a priori de notre imaginaire. Ou des clichés qui lui collent à la peau. Parfois, ces derniers sont justes et l’on découvre sans surprise ce à quoi on s’attendait. Parfois, on a tout faux et on se dit alors qu’on a vraiment bien fait de venir sur place. C’est un peu ce qui s’est passé pour moi en Israël.

Tel Aviv, notre première escale, a aussi été la première bonne surprise de ce voyage. Une ville à la fois moderne et animée, bordée par de magnifiques plages et peuplée de façades Bauhaus qu’immortaliseront les férus d’architecture. Jaffa, sa vieille ville, réservée aux artistes et réputée pour son petit port où l’on vient déguster du poisson frit et son marché aux puces dignes de celui de St-Ouen, fourmille de ruelles pavées plus jolies les unes que les autres. L’ambiance est ici sereine, détendue et cosmopolite. Les galeries d’artistes côtoient les boutiques de créateurs et les restaurants branchés, où ampoules à filaments et cocktails travaillés attirent la jeunesse israëlienne.

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À un peu plus d’une heure de route, cap sur Jérusalem, où nous arriverons en plein Shabbat. Contrairement à Tel Aviv où la vie continue malgré ce jour de repos imposé par la religion juive, la Ville Sainte s’endort chaque samedi. Ni âme qui vive, ni cafés, ni restaurants d’ouverts… jusqu’en fin de journée, où à l’inverse, tout sera bondé. Carrefour des religions et berceau de l’histoire israëlienne, Jérusalem est passionnante. Nous commencerons sa découverte par la visite des tunnels qui passent sous le Mur des lamentations. La visite nous apportera les connaissances de base pour comprendre l’origine complexe de la ville, celle du Mont du Temple (où se dresse le Dôme du Rocher) et celle de ce fameux mur où se pressent les Juifs pour prier. Une ferveur religieuse présente dans toute la ville, bercée par le sons des cloches de la basilique St-Sépulcre (qui abrite le tombeau du Christ) et l’appel à la prière des mosquées.

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La suite du voyage nous emmène dans les méandres de l’histoire politique propre à Israël et à ses territoires palestiniens. Passage de postes de contrôles, barbelés, militaires… Plus impressionnant que ça ne l’est en vérité, en tout cas pour nous et nos passeports européens. Direction la frontière jordanienne, au bord du Jourdan, pour accéder à la ville civilisée la plus ancienne au monde: Jéricho. Cap ensuite sur Bethléem, lieu de naissance de Jésus, pour découvrir les graffitis de Bansky le long le Mur de séparation entre la Palestine et Israël. Au passage, nous ferons un petit détour par Ramallah, capitale administrative de la Palestine. Une journée indispensable pour comprendre le conflit israëlo-palestinien.

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Impossible de quitter la région sans prendre le temps de parcourir le désert de Judée, dominée par les ruines de l’ancienne ville de Massada, jusqu’à la Mer Morte. Un endroit unique au monde – le plus bas de la surface du globe – où il fait bon se laisser flotter sur cette eau aux bienfaits ancêstraux, dont la teneur en sel est 10x plus importante que dans la Méditerranée. Une baignade originale et déconcertante, à tester absolument.

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On mange quoi en Israël ?

Evidemment, impossible pour moi de ne pas évoquer la cuisine israëlienne. Aussi diversifiée que sa population venue des quatre coins du monde, la cuisine israëlienne combine entre autres influences arabes et libanaises, plats traditionnels cashers juifs et tendances gastronomiques occidentales. Attendez-vous à très bien manger durant votre voyage. Et ça commence dès le petit-déjeuner, réputé pour être l’un des plus copieux en la matière. Légumes frais, salades, œufs, fromages à tartiner ou à pâtes dures, poissons fumés, yaourts… Je retiendrai tout particulièrement le labné, un fromage frais au lait de brebis, saupoudré d’un mélange d’épices Za’atar, à tartiner sur du pain. Mais aussi la chakchouka, une préparation avec oignons et tomates sur laquelle on ajoute à la fin des oeufs brouillés ou cuits en surface. Sans oublier les délicieux smoothies aux fruits et jus de grenade pressée vendus à chaque coin de rues de Tel Aviv.

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Le vendredi, il est coutume en Israël d’aller au marché, acheter les ingrédients nécessaires au repas du Shabbat. Nous testerons le Carmel Market de Tel Aviv et le Mahane Yehuda de Jérusalem. Des étals débordant de fruits, notamment de bananes et de dattes, mondialement réputées. Des seaux d’olives plus bonnes les unes que les autres, dont nous emporterons un sachet à déguster en marchant. Mais aussi des pâtisseries typiques, mélange de recettes juives et de sucreries orientales. Impossible de résister.

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Bien sûr, impossible de repartir d’Israël sans avoir goûté à leur houmous (purée de pois chiche) et au tahiné, moins connu mais couramment utilisé dans la plupart des recettes locales. Le tahiné n’est autre qu’une crème de sésame, dont le goût faire surtout penser à celui de la cacahuète. Impossible aussi de repartir sans goûter au sandwich traditionnel composé de falafels. Et pourtant, tant occupés à découvrir les autres spécialisés que nous ne connaissions pas, nous repartirons sans les avoir testé (une bonne occasion de revenir me direz-vous).

En matière de street food, les Israëliens raffolent de petits snacks parmi lesquels bagels, kebabs, fougasses et autres délices faits de pâte feuilletée, comme le boreka, garni d’œufs durs et d’olives. À l’heure de l’apéritif, les locaux se délectent de préparations à la tomate, au chou-fleur, aux olives, aux aubergines, aux poivrons… ou encore de pâté de foies de volaille hâché, à déguster sur du pain.

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À l’heure du dîner, difficile de choisir parmi la multitude de restaurants proposant de la cuisine fusion. Influencés par les mœurs occidentales, ces derniers concoctent des plats savoureux, raffinés et bien sentis, avec une offre de choix très complète pour les végétariens. De nombreux chefs réputés y ont d’ailleurs ouvert leurs établissements et une semaine ne nous aura pas suffie à tout découvrir, évidemment.

Alors, envie de découvrir Israël?

 

Les bonheurs simples du Portugal

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Durant les vacances de la Toussaint, impossible de ne pas vous proposer un petit voyage sur le blog! J’ai donc gardé sous le coude mes quelques jours passés cet été au Portugal, histoire de vous offrir un peu de soleil et de ciel bleu en plein automne. Après Lisbonne, rendez-vous à quelques kilomètres au sud de Porto, dans le village de Praia de Mira. J’ai eu l’opportunité de découvrir cette petite station balnéaire – entourée d’un côté par l’océan Atlantique, de l’autre par le lac d’eau douce Barrinha – grâce à une amie portugaise, qui m’a invitée à passer quelques jours auprès de sa famille, dans cet endroit cher à son coeur.

À l’origine, Praia de Mira est un village de pêcheurs: tous les habitants ou presque sont du métier. C’est le cas notamment du père de mon amie et d’une grande partie de sa famille, parmi lesquels ses arrière-arrière-grand-parents, représentés sur la statue du front de mer (en photo ci-dessous). Juste à côté, la Capela da Praia de Mira, une chapelle tout en bois construite par les pêcheurs dans le même style que leurs habitations, rend hommage à ces hommes de la mer.

En contrebas, amarrés dans le sable, on peut d’ailleurs voir ces bâteaux de pêche emblématiques de la côte portugaise, qui reviennent chaque matin de l’océan, les filets plein de poissons. L’air est vif, le vent frais juste ce qu’il faut pour supporter la chaleur du soleil et donner aux vagues la puissance nécessaire à rendre les surfeurs heureux.

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Cette première balade le long de la plage – la seule au monde dotée d’un drapeau bleu, gage de propreté, depuis 30 années consécutives – aura suffi à me faire apprécier ce petit village où tout le monde se connaît et où le touriste a bien du mal à passer inaperçu.

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Dans les ruelles bordées tantôt de ces jolies petites maisons de pêcheurs peintes en bleu, tantôt de demeures recouvertes d’azulejos, les typiques carreaux de carrelage portugais, l’odeur de sardine me titille les narines. Les effluves alléchantes proviennent d’un petit barbecue de fortune, installé devant la porte de la cuisine d’une des maisons que nous longeons. Des sardines, je m’en délecterai fréquemment durant ces quelques jours passés dans la région. Pour autant, ce ne sont pas les seules qui régaleront mon appétit.

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Quand on aime manger local, quoi de mieux que d’être invitée chez l’habitant ? Grâce à mon amie, j’ai été servie. Son oncle – pâtissier, vous imaginez…  – et sa tante ont mis les petits plats dans les grands pour nous recevoir, avec une bienveillance inégalable. Au menu: bacalhau maison – gratin à la morue et aux pommes de terre – et Molotov. Un gâteau typique de la région, réalisé à base de blanc d’œuf et de crème d’œuf, aussi imposant à regarder que léger à déguster… Des plats qui me mettent aujourd’hui encore l’eau à la bouche, rien qu’en y repensant.

Déjà charmée par les pâtisseries de Lisbonne, je me suis une fois de plus régalée avec les viennoiseries portugaises, parmi lesquelles je crois l’un des meilleurs croissants au chocolat du monde. Inutile de vous dire que pour se la jouer local, impossible de sauter le petit-déjeuner. Les villageois se pressent devant l’entrée de la boulangerie du village et on fera de même tout au long du séjour: impossible de résister devant cette vitrine de gourmandises… n’est-ce pas?

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Profiter de la quiétude du village, adopter le rythme local, lézarder au bord de l’eau, siroter un verre de Vino Verde les pieds dans le sable, se délecter des produits frais et goûtus de l’océan, de cette cuisine simple et sincère propres aux Portugais… et pousser la route à quelques kilomètres, le long de la lagune, en direction de Costa Nova et de ses maisons colorées.

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À Costa Nova, les «palheiros», abritant autrefois les pêcheurs et leur matériel, étaient initialement plantés sur des pieux pour éviter l’accumulation du sable des dunes, emporté par le vent. À la fin du 19e siècle, lorsque les bains de mer devinrent à la mode, les pêcheurs commencèrent à louer leurs «palheiros» l’été et décidèrent de peindre les planches extérieures avec des couleurs vives.

Après avoir immortalisé ces quelques façades et s’être délecté de savoureux poissons dans le petit port de Costa Nova, la route se poursuit en direction d’Aveiro.

Cette ville, surnommée la petite Venise du Portugal , s’étend autour de plusieurs canaux, à l’embouchure du Rio Vouga. Des maisons aux couleurs vives et de style Art nouveau bordent les canaux qui sillonnent la ville et sur l’eau, des bateaux à la proue en forme de demi-lune, appelés Moliceiros,voguent façon gondoles vénitiennes.

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Si la découverte de Lisbonne il y a deux ans m’avait déjà convaincu de la beauté du Portugal, cette immersion au coeur de ces petits villages de pêcheurs qui longent la côte Atlantique ne me donne qu’une envie: y retourner.

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Vous ne le savez peut-être pas, mais je vis au Luxembourg, un pays qui accueille depuis la fin des années 60 une grande communauté portugaise. Des gens super chaleureux qui ont apporté avec leur bonne humeur des petits bouts de chez eux. Cafés, boulangeries et restaurants portugais sont donc légion au sein du pays et je dois dire qu’avant même de mettre les pieds au Portugal, j’avais déjà eu la chance de goûter à pas mal de leurs spécialités. Conclusion: si vous n’avez pas l’opportunité de partir au Portugal, un petit tour au Luxembourg peut vous dépayser.

Carte postale de Grèce

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Parfois, on part pour se retrouver, pour lâcher prise, pour profiter d’un ciel sans nuages et d’un soleil qui brille tous les jours. Parfois, on prend plaisir à ne rien faire du tout, à passer de la piscine à la mer et d’un roman à l’autre. Parfois, on s’attarde sur ces petits riens qui font notre quotidien, pour vivre en pleine conscience et écouter seulement nos cinq sens.

Parfois, les images seules suffisent à évoquer la beauté, la sérénité et la douceur de vivre d’un lieu. Sa chaleur, ses odeurs, ses couleurs, ses saveurs… Plongée dans les nuances de bleu d’une île grecque.

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Sri Lanka, l’île du thé

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Cette semaine, direction le Sri Lanka! J’ai découvert la beauté sauvage de cette île en mars dernier. Il y aurait milles choses à raconter, mille photos de temples, de jungle, d’élephants et de plages encore préservées du tourisme à vous montrer… Mais j’ai choisi de vous parler des plantations de thé qui couvrent une bonne partie du pays.

Saviez-vous que le Sri Lanka était le quatrième exportateur de thé au niveau mondial avec environ 330 000 tonnes de thé produit chaque année? L’île fournit par exemple plus de la moitié du thé noir consommé rien qu’en France… La production de thé a démarré au Sri Lanka au XIXe siècle, grâce à la colonisation des Anglais. Le thé produit depuis est plus connu sous le nom de « thé de Ceylan » est reconnaissable grâce à sa couleur cuivrée et son parfum vif et piquant.
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Le voyage commence sur le quai de la gare de Kandy. Locaux et voyageurs en sac à dos s’y pressent dès l’aube, dans l’espoir d’avoir une place assise pour les quatre heures de train qui les séparent la bourgade de Nwuara Elyia, réputé pour ses cottages anglais autant que pour sa culture de thé. Paniers sur la tête, les vendeurs de patties – beignets farcis de légumes – et de cutlets – acras aux lentilles épicées – embaument les wagons. Par la fenêtre, les paysages vallonnés des plantations de thé se dessinent au loin. La route du thé nous emmène en altitude, le vert s’étend à perte de vue et l’appareil crépite pour immortaliser ces vues époustouflantes.

Six régions du Sri Lanka (Galle, Ratnapura, Kandy, Nuwara Eliya, Dambula et Uva) possèdent l’essentiel des plantations de thé. Près de 210 000 hectares sont ainsi cultivés.

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Arrivée à Nwuara Ellya. Les quelques degrés de moins, la légère humidité ambiante et  les petites maisons au style victorien qui longent la route rappellent la vieille Angleterre. Ici, les usines de thé sont légions et en visiter une paraît incontournable. Direction la Pedro Tea Factory, une usine datant de 1885 située à 1910 m d’altitude. Le guide nous emmène dans les différentes salles de production et nous explique les étapes de fabrication, une à une. Séchage, nettoyage, broyeur, tamis… Les feuilles suivent tout un périple avant de finir en sachet. Thé vert, thé noir, quelle différence? Les feuilles sont les mêmes, seul le temps de fermentation diffère.  La visite se termine avec la dégustation d’une tasse de thé noir Ceylan, servie avec vue sur les plantations.

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L’altitude des plantations influe  sur le goût du thé. Il existe trois altitudes au Sri Lanka donc trois thés différents. Il y a les thés dit de basse terres, appelés aussi low-grown, de 0 à 600 mètres d’altitude, les thés de plateau, les médium-grown de 600 à 1300 mètres et les thés des hauteurs, les high-grown plantés à plus de 1300 mètres. Les thés high-grown sont considérés comme les meilleurs thés au Sri Lanka. Ils sont aromatiques et clairs en tasse, les deux autres sont plus charpentés et plus foncés.

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Le lendemain, on reprend le train pour Ella. Les paysages sont toujours plus incroyables et il nous tarde de partir à la rencontre des cueilleuses de thé. Ces dernières travaillent le long du chemin qui mène jusqu’au Little Adam’s Peak et il faut se lever à l’aube pour les apercevoir.

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Le thé au Sri Lanka est cueilli essentiellement à la main par des femmes, généralement tamoules. Ces cueilleuses en sari de couleur forment des points de couleurs dans une vaste nature verte. L’objectif de ces femmes est de cueillir 20 kg de thé par jour. Une charge de travail conséquente quand on voit l’épaisseur d’une feuille de thé.

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J’espère que cette virée sur la route du thé vous a plu et que ces belles images vous reviendront en tête lors de vos prochaines dégustation de thé… N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire!

Envie de découvrir mes autres voyages? Rendez-vous dans l’index des voyages.

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Manger dans les rues de Bombay – Vidéo

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Je reviens tout juste d’un magnifique voyage qui a débuté en Inde, à Bombay. C’est de cette ville incroyable que j’ai envie de vous parler aujourd’hui sur le blog. Ou plutôt de sa cuisine. Je ne suis pas de ces gourmets qui courent les tables étoilées durant leurs séjours à l’étranger, je fais plutôt partie de ceux qui, par dessus tout, aiment s’asseoir parmi les locaux et partager avec eux leurs repas de tous les jours. Ressentir le pays, ses parfums, ses épices, et l’apprécier à travers une cuisine authentique du coin de la rue. Bien sûr, parfois, on hésite, on tatônne, on n’est pas sûr… Est-ce que c’est bon ? Est-ce qu’on ne va pas être malade ? A Bangkok il y a deux ans, j’avais touché la street food du bout des doigts, me contentant davantage d’enregistrer les odeurs et les images plutôt que les saveurs. Mais à Bombay, pas question de ne pas y goûter! Un de mes objectifs durant ce voyage était de tester la vraie cuisine indienne, de A à Z. C’est chose faite je crois et quelle belle découverte.

Je ne vous en dit pas plus mais vous laisse découvrir la vidéo que j’ai tourné sur place rien que pour vous. Plus bas, vous trouverez le descriptif de ce que j’ai dégusté mais également un petit encart sur les rites de la cuisine indienne, que je trouve passionnants.

J’ai mangé quoi?

Vada pav : burger végétarien à base de pomme de terre et relevé d’une sauce piquante. Un chaat (= snack) qui se mange vite fait entre deux trains, très bon bien qu’un peu bourratif.

Chowpatty Beach

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Pani puri : les puris sont des petites galettes de blé, gonflées en forme de sphère, qui sont percées puis fourrées d’une farce à base de pois chiche. On y verse le «pani», une eau de tamarin épicée, acidulée et légèrement relevée. Il faut le manger rapidement et en une fois, histoire que la sauce n’ait pas le temps de ramollir les puris. C’est assez frais et marrant à manger.

Jain dahi puri : deux assiettes à peu près semblables, la première étant préparée sans dahi (yaourt aux herbes) et avec des pani puris. Comme une salade sans salade, dont les saveurs arrivent les unes après les autres, en crescendo. Surprenant et petite préférence pour la version avec le dahi.

Pav bhaji : l’un de mes préférés! Un curry assez relevé, qu’on arrose de citron et à laquelle on ajoute des oignons rouges. À déguster avec du pain, un délice!

Kulfi : dessert glacé laitier très similaire à la crème glacée, mais beaucoup plus dense et plus crémeux. En bouche, l’impression d’avoir du Malabar glacé, c’est très très bizarre mais mon palais s’y est vite habitué, surtout la saveur pistache qui est bien plus rafraîchissante que la framboise par exemple (comme un chewing-gum). On saupoudre la glace de vermicelles molles colorées.

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Milkshake : une odeur et un fort goût de rose et toujours ces vermicelles dedans… Sans ces dernières, je pense que j’aurais pu aimer davantage.

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Mohamed Ali Road

Trois petits chaats (chaat=snacks) au poulet, façon roll, burger et presque comme une pastilla, plein d’épices et de coriandre, tantôt croustillants tantôt fondant, c’était délicieux.

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Le street food tour s’est terminé avec une vraie crème glacée à la mangue, dégustée chez le premier glacier de Bombay, ouvert il y a 120 ans. Puis par une sucrerie préparée comme un churros : de la farine, de l’eau et on poche le tout dans… du sirop d’érable !

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5 choses à savoir sur les rites de la cuisine indienne

  1. L’Indien mange avec le bout de ses doigts, ceux de la main droite exclusivement, la main gauche étant considérée comme impure.
  2. Lorsque l’on mange un plat accompagné de riz, il faut alors mélanger avec la main la sauce et le riz, attraper une petite dose du mélange au creux de ses doigts puis s’aider de son pouce pour à amener la nourriture à sa bouche.
  3. Tout le repas est servi en même temps sur un thali, un plateau individuel rond en argent, en cuivre ou en métal – selon l’aisance de l’hôte – sur lequel on place des petits bols appelés katoris, utilisés pour les mets liquides.
  4. Un repas équilibré comporte deux plats dont un en sauce, un dal (préparation aux lentilles), du riz, un pain ou une galette, un chatni (chutney – influence britannique), un dahi (yaourt) et une douceur.
  5. A la fin du repas un petit bol d’eau parfumée, la plupart du temps à la rose ou au citron, est présenté pour se rincer les doigts.

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J’ai réalisé ce street food tour en compagnie de Sunny et Janna, deux guides de l’association Reality Tours & Travel. En général, nous ne faisons jamais appel à des guides car les sentiers touristiques balisés, très peu pour nous. Mais nous avons eu un coup de cœur pour cette association qui prone un tourisme responsable et qui nous a permis le matin même de visiter le bidonville de Dharavi (celui qui a inspiré le film de Slumdog millionnaire), d’en rencontrer les habitants et d’en découvrir les réalités, bonnes et mauvaises, en compagnie de guides qui ont grandi et qui vivent aujourd’hui encore sur place. Les bénéfices de cette association sont reversés au bidonville au profit de l’éducation des enfants. Si vous voyagez à Bombay, ou si cette approche de tourisme responsable vous intéresse, je vous invite à consulter leur site pour en savoir davantage.