J’AI TESTÉ… Le Buerehiesel à Strasbourg

Autant nous aimons, mon amoureux et moi, tous les deux cuisiner et nous surprendre mutuellement à l’heure du dîner, autant nous adorons découvrir de nouvelles tables et tester de beaux restaurants. Forcément, en devenant parents, nous savions qu’il allait falloir revoir le nombre de nos sorties à la baisse… Nous avons donc décidé de troquer la quantité contre la qualité en allant tester les adresses gastronomiques des alentours… sans pour autant laisser totalement tomber la pizzeria du coin attention ;-)

Pour notre première virée gastro, direction Strasbourg, mon second chez moi, au restaurant étoilé le Buerehiesel.

Niché au coeur du parc de l’Orangerie, dans un très bel écrin de verdure, le restaurant est installé au sein d’une maison à colombage typiquement alsacienne. Pour la petite histoire, on apprendra que cette vieille ferme alsacienne construite en 1607 a été directement amenée dans le parc, pièce par pièce depuis Molsheim, pour l’Exposition industrielle internationale de 1895 dont elle est le dernier vestige. 


En 1969, le chef alsacien Antoine Westermann, séduit par le charme du lieu, achète le Buerehiesel à tout juste 23 ans et le transforme en un restaurant rapidement considéré comme l’un des plus savoureux de la région et des plus prestigieux de France. 3 étoiles viennent récompenser son travail. Depuis 2006, son fils, Eric Westermann, 1 étoile, a repris les rênes de l’établissement où il officie à son tour en cuisine.

Sous un ciel magnifiquement bleu, nous sillonnons les allées du parc, contournons l’étang et ses barques bucoliques pour s’installer sous la grande verrière du restaurant, au coeur de la nature, entourés de sapins géants et d’arbres centenaires. L’endroit invite à la détente…
Le déjeuner commence avec une coupe de crémant alsacien et un quatuor de mises en bouche plus délicieuses les unes que les autres. Cromesquis, soufflé, gelée, macaron… moules, champignons, foie gras, porto… Les textures et les saveurs se mélangent pour éveiller nos sens : la mise en bouche remplie sa mission et quand on sait que ça ne fait que commencer… forcément on se réjouit.

Tourteau effiloché au citron vert, quinoa et légumes croquants, fine gelée de crustacés aux agrumes

J’étais très impatiente de goûter tout cela, l’appellation ayant vraiment piqué ma curiosité. Comment un chef étoilé allait-il cuisiner le quinoa ? Comment le tourteau allait-il se marier à tout ça, lui qui me déçoit toujours un peu sur les plateaux de fruits de mer…? Je n’ai vraiment pas été déçue. Rien qu’au visuel, waou… ma fourchette ne rêvait que de venir découvrir ce qui se cachait sous cette jolie gelée. En bouche, un festival de saveurs fraîches et citronnées. Evidemment, l’équilibre était parfait et le vin blanc sélectionné pour l’occasion par le sommelier n’a fait que magnifier ce plat… Ne jamais oublier l’importance des accords mets-vins… j’en reparlerai prochainement dans un article dédié !

Omble chevalier de l’Isère cuit à la salamandre,  couege spaghetti et fleur de courgette farcie, beurre blanc au citron


OK je vais être franche avec vous, si j’avais été chez moi, je ne me serai pas gênée pour lécher l’assiette rien que pour la sauce beurre blanc… Dans cette assiette, tout n’est que délicatesse. Un poisson cuit à la perfection, la fleur de courgette subtilement travaillée… un très beau plat encore une fois accompagné d’une très bonne cuvée, bravo au sommelier.

Cannette de Barbarie « Mieral », suprême aux épices, cuisse en tempura, jeu de betteraves du potager de Marthe

Depuis le temps que je n’avais pas mangé de canard, j’ai été ravie. Travaillée sous différente texture, la canette avait la cuisson parfaite… et le jus de betterave qui l’accompagnait venait réhausser sa saveur. Un sans faute accompagné d’un vin rouge de Bordeaux, surtout au niveau de la présentation particulièrement réussie.

Autour du chocolat…


Du chocolat ou plutôt des chocolats, travaillés en mousse, en crème, en crumble, en sablé, en ganache… Un délice pour les amateurs de chocolat et la découverte de nouvelles saveurs  variant selon les textures, une vraie expérience en un mot !

Nous avons terminé notre déjeuner autour d’un thé accompagné encore une fois de mille et unes bonnes choses. Orangettes, truffes, tuiles à la cannelle… Les réjouissances étaient sans fin et c’est tout sourire que nous sommes ressortis du Buerehiesel.

On retiendra également le chariot à fromages que nous avons aperçu à une table voisine, à tester une prochaine fois, les petites alcoves intimes au sein de la salle, parfaites pour un repas très très romantique, ainsi que le service jeune,  discret, ni pompeux, ni guindé, et tant mieux. Bref, une très belle adresse que je vous recommande de tester si vous êtes de passage à Strasbourg. Une chose de plus à ajouter à ma liste des choses à faire à Strasbourg…

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s